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« Bienvenue à bord … », à Marseille, un ferry accueille ses premiers réfugiés

Ils étaient déjà une petite centaine quai de la Joliette, à Marseille, à descendre des bus avec leurs sacs et valises ce mardi peu après 13 heures. Des femmes avec leurs enfants, dans leur immense majorité, dirigées par les services de l’État et fuyant la guerre qui sévit en Ukraine, leur pays.

Pour les accueillir, la région Paca a loué, pour un montant qui n’a pas filtré, à la compagnie maritime Corsica Linea, un ferry d’une capacité de 1.600 places. « Il ne s’agit pas seulement d’un projet d’hébergement, c’est aussi un projet d’intégration », présente Pierre-Antoine Villanova, le directeur général de Corsica Linea. Pour ce faire, collectivités locales, associations et secteurs privés, ont mutualisé leurs efforts. Pôle emploi et l’union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE13) ont retenu des offres d’emploi pour ces «déplacés», terme qui semble s’être substitué à celui de réfugiés. Des gardes d’enfants et des formations seront proposées, des cours de langues françaises prodigués, des cartes SIM distribuées, trois repas par jour assurés. « C’est un projet d’intégration » et « un dispositif complet », s’est réjoui Christophe Mirmand, le préfet de la région.

500 volontaires pour accueillir des réfugiés ukrainiens à leur domicile

A bord du ferry stationné à quai et alimenté par quatre groupes électrogènes, les panneaux d’orientation et de sécurité ont été traduits en ukrainiens. Une salle de jeux pour les enfants a été aménagée, le vieux cinéma, inutilisé depuis près de 20 ans, où traînent encore les affiches des films La communauté de l’Anneau, Pilleur de tombe, Harry Potter à la lumière du cylindre aujourd’hui blanchis par le soleil, a été rouvert.

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« Sur 6.000 et 10.000 familles ukrainiennes fréquentent la région », une âme sœur de Renéd Muselier, le président de la région Paca qui a mobilisé un peu plus de 4,5 millions d’euros pour le concert acclamé de l’opéra de réfugiés. Tous ne trouveront pas place à bord. « Des hébergements en hôtel ont aussi été mis à disposition », a complété le préfet de région, qui a précisé que 500 personnes se sont portées volontaires pour accueillir des déplacés à leur domicile.

Un espace pour la suite

Sur également, Benoît Payan, le maire de Marseille, a dit « son espoir pour la suite » qui suscite un tel élan de solidarité. « Je me souviens avoir été renvoyé devant le tribunal pour avoir soutenu SOS Méditerranée », at-il introduit. « Et c’est moi qui suis capable de mobilisation. Quelqu’un qui fuit la guerre, on ne lui demande pas ses papiers », at-il placé dans son discours, visiblement quelque peu indigné sur les différences de traitements entre les réfugiés.

Ce bac, Le méditéranéen, reste à quai pendant deux mois avec ses 70 hommes d’équipage avant de reprendre un usage commercial pour la saison estivale. Tous espèrent que d’ici là, la guerre aura pris fin, mais rien n’est moins sûr.

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