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Béziers : la projection des Jardins méditerranéens sur les coupoles de Bayssan retoquée par le Conseil d’état

L’obligation France Nature Environnement oblige le Département à réviser la copie sur le projet de parc à thème de Beessan.

Le 25 mai dernier, le Conseil d’État a donné raison à France Nature Environnement (FNE) en annulant la décision du tribunal administratif de Montpellier et en suspendant les travaux, que le Département avait lancé pour ses Jardins de la Méditerranée au domaine de Bayssan .

En effet, voisins des équipements de la Scène de Bayssan et de ses parcs de jeux, le conseil départemental porte sur 30 ha de forêt et de garrigue une projection de parc à thème où son prévu, entre autres, un pavillon des vins et un aquarium.

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En novembre 2020, constatant l’absence d’étude d’impact et de procédure de participation publique, FNE saisissait le juge des référés du TA de Montpellier en urgence pour faire stopper les travaux. Le 30 novembre 2020, le TA rejetait ce référé, sans motivation. Doutant du bien-fondé juridique de cette décision, FNE l’avait alors concours en cassation.

« Sous l’appellation romantique de » jardins « se cachent plusieurs attractions en dur : un restaurant autour d’un patio, un pavillon des vins, un phare de plus de 30 m de haut, un aquarium, un dôme de réalité virtuelle, diverses allées, et bien sûr les sanitaires et divers locaux techniques qui pourraient accueillir 300 000 visiteurs par an« , dénonce FNE.

« Le tout serait inséré dans un ensemble d’aménagements paysagers qui artificialiserait une des rares zones de forêt naturelle et de garrigue subsistant dans ce secteur déjà très artificialisé. Consensus départemental fait le choix d’un projet à l’ancienne, où la préoccupation écologique est au second plan malgré le vernis paysager. »

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« Il n’est pas question de bétonner, au contraire nous préservons 29 ha »

« FNE voulait éviter la bétonisation du site, commente de son côté Kleber Mesquida, le président du Département. Ou, il n’est pas question de bétonner. Au contraire nous préservons 29 ha. Nous avons déjà ouvert au public le « bois sacré » avec juste des chemins sur lesquels nous installerons les statues en marbre des symposiums annuels. Nous avons planté une vigne avec des cépages résistants pour un parcours ampélographique. Nous avons l’autorisation du Bas-Rhône dont la conduite passe au milieu et nous fonctionnerons, pour l’eau, en circuit fermé. Du côté des jardins, du terrassement sera nécessaire. »

Et marteler : « Je rappelle que nous avons sorti de cet endroit, sur commande publique, quelque 800 tonnes de déchets. »

Le Département entre necher lâcher

« Une dimension de cette dimension nécessitait une étude d’impact, une demande d’autorisation environnementale comprenant une autorisation de défrichement et une autorisée pour la destruction d’espèces protégées. Et donc également une consultation du public à travers une enquête publique »estime FNE confort par le Conseil d’État.

De son côté, Kleber Mesquida évoque un dossier déposé entre deux refontes des textes réglementaires. « C’est un problème procédural qui va retarder le projet de 18 mois, mais nous avons déjà une expertise faune-flore. Il nous manque quelques éléments à produire, on va lancer le nouveau dossier. Il est prêt. Nous ne lâcherons rien, c’est un très beau projet. »

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