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Arrivée de l’Ecole 42 à Perpignan : « C’est un moment gravé pour l’image du territoire et de l’économie locale »

L’ensemble des acteurs du dossier étaient réunis en grand complet aux Dames de France, ce mercredi 25 mai, pour officialiser l’arrivée de l’Ecole 42 à Perpignan. Une première promo de 150 études d’investissement étudiant pour la partie novembre 2022.

Tout le gratin du monde politique et économique local s’était donné rendez-vous, ce mercredi 25 mai, aux Dames de France pour la signature officielle du contrat avec l’Ecole 42 Perpignan Occitanie. L’aboutissement de près de deux ans de démarches amorcées par l’agence de développement économique, l’agglo et la CCI, initiées et portées par Laurent Gauze, avant une première « piscine » (épreuve de sélection dans le jargon 2.0) prévu pour les étudiants en novembre 2022. Cette rentrée se fera au deuxième étage du bâtiment et sous la direction de Géro Vigney, nommé en février après avoir fait partie en 2013 de la première promotion de l’Ecole 42 à Paris avant de poursuivre dans l’inform .

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Une arrivée d’un établissement prestigieux dans les P.-O. sélectionnée par les principales demandées comme Robert Vila, président de Perpignan Méditerranée Métropole : « On a su faire valoir nos arguments auprès des dirigeants de l’école. C’est un moment gravé pour l’image du territoire et de l’économie locale« Même constat pour le maire Louis Aliot, dont on a appris qu’il était plus Mac que PC. »C’est un grand jour à l’échelle de la ville, du département et de la région. C’est une opportunité formidable pour le tissu économique, pour nos jeunes, pour l’image de Perpignan … »

Géro Vigney, directeur de l’Ecole 42 et Cédric Siré, président de Webedia et partie financière de l’établissement.
Charles Baron – Charles Baron

Une formation dans le domaine du numérique créée par le fondateur d’Iliad-Free et milliardaire Xavier Niel (aussi surnommé « Tonton » par les étudiants) dont la pédagogie peut parfois sembler déroutante : pas de cours, pas de profs, pas de classe , pas de limite d’âge, de condition de diplôme (même pas le bac) ou de frais d’inscription et une formation financée à 50/50 par des partenaires publics et privés comme Véolia, la Banque Populaire ou encore le Catalan Cédric Siré , fondateur et président de Webedia et partenaire financier de l’école, dont le budget de fonctionnement annuel avoisine le million d’euros.

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« L’École 42 une large participation au lancement de mon entreprise. C’est une école de la deuxième chance où ce qui compte est avant tout ce que vous êtes et pas ce que vous avez fait ou d’où vous venez. 100 % de ceux qui en sortent trouvent un travail durable, pérenne, avec un salaire moyen annuel de 42 000 euros. A mon époque, il fallait s’exiler et camper à Paris pour lancer son entreprise. Maintenant d’autres pourraient le faire avec la vue sur le Canigou« , il a démissionné ce business angel né à Saint-Laurent-de-la-Salanque (fils de l’ancien député Fernand Siré) et désormais à la tête d’une » licorne « qui emploie 6 000 personnes.

François Rivière, Louis Aliot, Hermeline Malherbe ou encore Laurent Gauze, président de la CCI, étaient présents.

François Rivière, Louis Aliot, Hermeline Malherbe ou encore Laurent Gauze, président de la CCI, étaient présents.
Charles Baron – Charles Baron

Un avis partagé par François Rivière, président de l’USAP et membre du bureau de l’association de l’Ecole 42 : « C’est un jour historique pour garder nos jeunes, les former, attirer des entreprises de très haut niveau et faire remonter le PIB du département« Ou enfin Emmanuel Stern, président de la French Tech Perpignan. « Toute la profession a besoin de codeurs, de développeurs et de gens compétents dans le digital car il y a une vraie pénurie. Tout ça va permettre de positionner Perpignan sur le numérique et générer de l’attractivité.  »

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Un futur campus étudiant aux Dames de France ?

Alors que les trois premiers étages ont finalement été rachetés par la mairie à la Caisse des Dépôts pour 3 millions d’euros (le dernier étage et le rooftop étant toujours la propriété du Crédit Agricole), 1,6 million d’euros de travaux d’ ‘aménagement ont été engagés (avec l’aide de l’agglo et du Département) pour la réhabilitation de l’intérieur de ce bâtiment au style Art nouveau et inoccupé depuis près de trois ans suite au départ de la Fnac aux Galeries Lafayette.

Si GrandOptical a annoncé qu’il conservait son emplacement du rez-de-chaussée, de nouveaux projets ne devaient pas tarder à émerger comme l’arrivée de l’école de commerce et de management IES Business school qui devait s’implanter sur le site à partir de la rentrée prochaine comme indiqué sur son site internet, même si le projet semble mal engagé.

« Il y a quelques problèmes techniques, donc l’école ne devrait pas s’installer à l’endroit prévu pour la première année mais pas très loin à Perpignan », indique Louis Aliot, pour ce qui pourrait donc devenir à terme un campus étudiant en plein centre-ville. On est aussi en train de négocier avec des entreprises, des enseignes commerciales … Il y a des cafétérias ou des banques qui sont réutilisées, il va falloir faire un choix. »

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