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Après deux ans de chantier, « Cosquer Méditerranée » ouvre ses portes ce samedi

«Cosquer Méditerranée», une reproduction de la Grotte Cosquer, qui sera portée samedi 4 juin dans la Villa Méditerranée, à Marseille. Découverte en 1985 par Henri Cosquer dans la calanque de Triperie, entre Marseille et Cassis, et révélée en 1991, elle est aujourd’hui menacée de disparition. Après avoir parcouru une visite guidée, une exposition et un film retraçant l’histoire de la découverte, les visiteurs pourront découvrir ce site exceptionnel de l’art pariétal au paléolithique, dont la version originale n’est pas accessible au public. « La grotte Cosquer est notre joyau de l’humanité. C’est à travers sa reconstitution que nous rendons accessible l’inaccessible aux habitants comme au monde entier », S’est ainsi réjoui Renaud Muselierprésident de la Région Paca.

Henri Cosquer, dans la grotte Cosquer qu’il a découvert en 1985. (Crédit : Henri Cosquer / GAMMA Rapho)

Une reproduction aussi vraie que nature

L’immersion commence dans l’ascenseur permettant de descendre dans la grotte, qui simule un caisson de plongée. Trente-sept mètres plus bas et casque sur les oreilles, les visiteurs embarquent à bord de wagonnets qui suivent un trajet de 220 mètres. 35 minutes pour découvrir l’art pariétal de la grotte Cosquer et les secrets qu’elle abrite. Empereurs de mains, dessins d’animaux, gravures au silex : de nombreuses traces humaines, datant du paléolithique, sont visibles et expliquées par l’audioguide. Près de 200 animaux sont reptsés sur les paroisses : 11 espèces différentes, principalement des chevaux, des bouquetins, des pingouins et des bisons. Pour plus de réalisme, la visite se déroule dans une obscurité relative et des plans d’eaux sont reproduits.

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Spéléothèmes (ndlr : dépôts minéraux précipités dans une cavité souterraine), parois rocheuses, colonnes, stalactites, dessins, gravures au silex…. Restitution est une citation identique des origines grecques des minuties piégées du travail des scientifiques et des artistes. Henri Cosquer, plongeur qui a découvert la grotte en 1985, et présent à l’occasion de la visite inaugurale mercredi 1er juintémoigne lui-même du réalisme de la reproduction, expliquant que celle-ci « ressemble grandement à la vraie », Même si la réplique est« un peu plus petite en raison des contraintes d’espace du bâtiment ».

La volonté de préserver un patrimoine historique menacée

Au-delà de sa portée pédagogique, ce nouveau site culturel répond aussi à la nécessité de préserver ce monument historique, reconnecté par des scientifiques et des archives du monde. Abritant des vestiges datant pour certains de plus de 30 000 ans, le site a déjà fait les frais de la montée du niveau de la mer : depuis la dernière glaciation il y a 10 000 ans, 4/5 de la grotte a été engloutie. La dernière partie est aujourd’hui menacée par la montée des eauxen partie liée au changement climatique, qui entraîne peu à peu l’effacement de certains dessins présents sur les paroisses de la grotte.

Les effets sont malvoyants : Frédéric Prades, directeur de la Grotte Cosquerévoque « l’effacement d’une partie des pattes des petits chevaux (ndlr : nom donné à l’une des œuvres présentes sur les paroisses) », ayant été émergées dans l’eau. Même s’il est selon les scientifiques, impossible d’éviter la disparition physique de la grotte, la sauvegarde numérique et la restitution à la Villa Méditerranée pourraient permettre de conserver cette découverte pour les générations futures. Cette visite a donc aussi vocation à « sensibiliser et regarder réfléchir sur les effets du changement climatique sur notre patrimoine », Aussi bien naturel qu’historique explique, Richard Strambio, conseiller régional délégué au patrimoine et à la mémoire.

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Animal dessiné sur une paroi dans la reproduction de la grotte Cosquer. (Crédit : Marie Scagni)

Une exposition dans la galerie méditerranéenne pour compléter l’expérience

Après avoir exploré la grotte, une projection de huit minutes est prévue pour le public dans l’amphithéâtre Jean Courtin (nom de l’un des deux préhistoriens ayant effectué la première expertise de la grotte en 1991), retraçant l’histoire de cette découverte d’Henri Cosquer. Les visiteurs sont ensuite invités à remonter dans la Galerie Méditerranée, pour une reconstitution permettant d’imaginer le paysage du cap Morgiou il y a 30 000 ans. Bisons, chevaux géants, pingouins ou encore mégacéros : l’exposition comprend un bestiaire à taille réelle, reproduisant des animaux dessinés dans la grotte, accompagné d’explications sur des écriteaux. La seconde partie de l’exposition est consacrée à la montée des mers et met en avant les effets du réchauffement climatique sur les espaces comme la grotte Cosquer.

Bestaire à taille réelle, avec les animaux représentés dans la grotte Cosquer. (Crédit : Marie Scagni)

Une visite culturelle à destination des plus grands comme des plus petits, pour en connaître plus sur l’un des joyaux de la préhistoire qu’abrite la région Paca !

Source du document : le livre blanc de la Villa Méditerranée par Bernard Morel

Villa Méditerranée – Esplanade J4, Marseille
Tarifs : Adultes : 16 € / Enfants 10-17 ans : 10 € / Enfants de 6-9 ans : 5 € / Gratuit pour les moins de 6 ans
Du lundi au dimanche de 9h à 21h

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> Informations et réservation
> [Reportage] Chantier de la réplique de la Grotte Cosquer prend forme à la Villa Méditerranée
> Grotte Cosquer : « Le projet est plus que celui de nos premiers avions » (Kléber Rossillon)

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