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Aix-Marseille Université fête ses 10 ans « socialement engagés »

La lumière du savoir dans l’obscurité des discriminations, de l’ignorance, du rejet de l’autre. La formule est bien choisie pour fêter les 10 ans d’Aix-Marseille Université, devenue la plus grande université francophone au monde lors de la fusion de trois universités Provence (U1), de Méditerranée (U2) et Paul-Cézanne (U3) 2012. L’événement « Lumières sur AMU » invite quelque 500 personnels, étudiants et partenaires au Cepac-Silo le 22 novembre pour revenir sur la décennie écoulée. Un moment opportun pour Éric Berton, fils président, qui réaffirme la signature d’une université « engagé socialement ».

A l’entrée du Silo-Cepac, l’affichette bleue et dorée « Lumières » invitent à entre dans la salle des Mamelles de l’ancien bâtiment industriel. Plusieurs groupes se forment, les gens se réunissent et partagent un café. Les murs sont tapissés de photographies, prises pour l’occasion par Céline Ravier. Des étudiants attentifs, des chercheurs dans leur laboratoire, des regards, des reflets, des calanques en arrière-plan. « Je voluais vraiment mettre l’humain au cœur de son environnement »a expliqué le journaliste.

Exposition de photos deCéline Ravier (Crédit : MG/Gomet’)

A 10h, les invités rejoignent la salle de spectacle, où les humoristes et les chanteurs se pressent habitualite. Eric Berton entre en scène le premier, la démarche sérieuse et bienveillante. Pour le président de l’université qui rassemble 80 000 étudiants, tient à retracer 10 ans d’histoire qu’il décline comme une pièce de théâtre, mais en cinq actes.

acte 1 : « nous avons posé les fondations en 2012 pour rassembler les savoirs et construire un destin commun »
Acte 2 : « nous nous sommes ancrés en 2016 au cœur d’un territoire singulier »
Acte 3 : « En 2020, le temps d’éveiller les esprits et de s’engager »
Acte 4 : « Partager les savoirs en 2021 »
Acte 5 : « la nécessité évidente de faire le meilleur usage de nos savoirs pour contribuer rendre l’avenir possible par la jeunesse avec notre signature socialement engagée »

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Un nouveau service du respect et à l’égalité

Au gré de son discours, le président a mis l’accent sur quelques actions fortes. Premièrement, la création d’un service dédié au respect et à l’égalité pour lutter contre les discriminations en mai 2022. « Nous avons recruté trois professionnels externes et à temps plein de manière à créer un guichet unique pour collecter la parole, la libération et résoudre les problèmes », explique Isabelle Régner, la vice-présidente à l’égalité femme-homme et à la lutte contre les discriminations. En six mois, le service a fait 92 saisines, contre 20 par an avec le service antérieur, effectif depuis 2016 et qui reposait sur le travail d’une juriste pour toute l’université.

CIVIS, une alliance pour faire voyager les étudiants

Les échanges internationaux pendant les études sont un « un vrai plus » pour l’employabilité. Ou, « certains jeunes s autocensurent car ils pensent que la mobilité internationale n’est pas faite pour eux », explique Jean-Marc Pons, conseiller d’Éric Berton chargé du projet de l’université civique européenne Civis. Dans le but de l’alliance Civis, dont AMU est l’une des universités partenaires depuis 2019, elle vise à atteindre 20% de mobilité parmi ses étudiants avec une mobilité « courte » qui peut déjà être mise aux pieds des étudiants qui s’autorisent à voyager.

Le dispositif « Ascenseur social » pour les bacs scientifiques

Ces questions de freins sont également présentes dans l’idée même d’aller à l’université. Lors de la journée, un alumni du dispositif « ascenseur social » a pris la parole pour partager son expérience. Au lycée, il était accompagné d’une équipe d’AMU avec une poignée d’autres élèves. Le but est d’accompagner des lycées, pendant six heures par semaine, pour leur donner confiance et leur permettre de rattraper certaines difficultés scolaires dans les matières scientifiques. A terme, les équipes poussent à postuler à l’université et intègrent une licence scientifique.

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