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Agrément du directeur de la polyclinique Méditerranée à Perpignan : près de 100 000 € de chèques ont été utilisés à des fins personnelles

Dans les couloirs des cliniques privées du groupe Elsan, c’est la stupéfaction. Le mardi 4 octobre dernier, Stéphane Rama, le directeur de la polyclinique Méditerranée, anciennement Notre-Dame d’Espérance, a adopté avenue d’Argelès à Perpignan, a été licencié. Sur la base des premiers soupçons de malversations apparus durant l’été, deux plaintes ont été déposées par Elsan le 3 août 2022 et une enquête ouverte pour « escroquerie, abus de confiance et usage de faux ». Contacté, Stéphane Rama n’a pas d’écran s’exprimer.

Un permis pour faute. Rarissime pour ne pas dire inexistante dans les sphères de direction du groupe Elsan, la procédure a pour autant été signifée le 4 octobre dernier à Stéphane Rama, directeur de la polyclinique Méditerranée à Perpignan. Recrutée en 2012 par Elsan, la responsable était arrivée de Paris, plus précisément de la Générale de Santé, avec « des recommandations très honorables, que de bons renseignements », reconnaît Pascal Delubac, directeur territorial d’Elsan pour les Pyrénées-Orientales et l’Aude. D’emblée nommé à la tête de la clinique Saint-Michel de Prades, par le leader de l’hospitalisation privée en France, Stéphane Rama a rejoint ensuite la future polyclinique Méditerranée de Perpignan en août 2018. L’établissement s’appelle encore Notre- Dame d’Espérance et s’apprête à devenir la seule structure privée d’obstétrique du département. Une belle pouponnière.

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Ou, quatre étes plus tard le dirigeant tombe de son piédestal. À la faveur d’un hasard, des « graves dysfonctionnements » auraint commeinée à apparaître dans la gestion de la polyclinique. Selon nos sources, il aurait nomentament engagé des investissements lourds sans en référer à sa hiérarchie. Les travaux aurontint portés sur une restructuration totale du bloc opératoire. Montant du chantier : de l’ordre de 1,5 million d’euros. « On a poursuitei une partie de la commande, on ne peut pas mettre des entreprises dans l’embarras, mais Stéphane Rama a outrepassé ses délégations, ses droits. Pour de grosses sommes, il agi sans l’aval de la direction générale du Groupe comme il se devait de le regarder »confirme Pascal Delubac à L’Indépendant.

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Les comptes de la clinique de Prades sont également passés à la loupe

Ou, cette première suspicion ne reste pas longtemps isolée. Elsan se serait austitud interéssé de plus près à la comptabilité de la polyclinique, passée à la loupe. Les premiers résultats se sérient ainsi avérés révélateurs au point où le 3 août dernier, Elsan et les établissements Méditerranée de Perpignan et Saint-Michel de Prades déposent plainte aupres de la brigade de gendarmerie d’Ille-sur-Têt en charge pour l’ensemble du Groupement militaire des dossiers de fraudes et malversations. La procédure qui vise nominativement Stéphane Rama est lancée pour « abus de confiance, escroquerie et usage de faux en écriture ».

Au fil de ses enquêtes anticipées en interne, Elsan aurait découvert que le directeur du congédié n’aura pas seulement dérogé aux règles du Groupe mais qu’il se serait également enrichi au préjudice de l’établissement. Toujours d’après nos informations, Stéphane Rama aurait utilisé et falsifié des chèques de la polyclinique à des fins, bénéfices et bénéfices personnels. Pour l’heure, et sans que les comptes ne soient encore arrêtés, les détournements présumeraient se chiffrer ici à plus de 100 000 euros.

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La prescription en matière d’escroquerie allant jusqu’à six ans, Elsan a donc également porté plainte pour la clinique Saint-Michel de Prades au cas où l’ancien responsable aurait dérapé dès son entrée dans le Groupe… déterminer. Aujourd’hui, « nous avons repris la clinique en main, nous avons expliqué la situation aux salariés en comité social d’entreprise et nous continuons d’éplucher le fonctionnement des deux établissements sur les dernières années », regrette Pascal Delubac qui s’est réparti avec deux autres directions du Groupe le fonctionnement de la polyclinique. La nomination d’un nouveau directeur n’interviendra pas avant que calme et sérénité ne soient revenus dans la polyclinique.

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Quant à Stéphane Rama, joint par téléphone, il a répondu ne pas conserver s’exprimer.

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