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A Sète, Hervé Berville veut rendre plus attractifs les métiers de la mer

Le secrétaire d’État en charge de la Mer était en visite au lycée de la mer Paul-Bousquet à la rencontre des futurs marins et pêcheurs.

Il est arrivé tout droit du Grau-du-Roi où il a ouvert les journées de l’Anel (Association nationale des élés du littoral), aux coyés de trois autres secrétaires d’Etat. Hervé Berville, chargé de la Mer dans le gouvernement Borne, est arrivé bondissant au lycée de la mer Paul-Bousquet pour une visite d’une heure. Après l’accueil républicain, il veut aller à la rencontre des futurs marins et pêcheurs en formation.

Il fait d’abord une halte avec les pompiers lors d’une simulation d’un feu de navire. La croise des jeunes et l’apostrophe : « Salut la jeunesse ! ». Il part à leur rencontre, les invitent à beaucoup de courage et « innover »; pose des questions, se montre affable, leur rappelle qu’ils sont « l’avenir ».

Protéger l’environnement

Il fait un selfie avec un groupe puis les questionne longuement sur leurs études. Face à l’optimisme de la jeunesse, il se heurte aussi au pessimisme des plus anciens. Avec le professeur Philippe Fassanaro, il parle de protection de l’environnement. De cette pêche qui souffre, du poisson qui se raréfie… Le ministre parle d’avenir, promet qu’il veut « rendre plus attractifs les métiers de la mer ». Invariablement, il demande d’où viennent les lycées en rappelant qu’il est breton. Il remarque le maillot de l’OM d’un jeune ou celui du FC Sète d’un autre.

Il discute avec Philippe Thimotée, pêcheur d’anguilles durant plusieurs décennies reconverti depuis 3 ans en prof de techniques de pêche. Le professionnel de 53 ans devenu enseignant lui dit aussi son inquiétude sur ce métier en souffrance. En particulier sur la filière anguilles. Le proviseur du lycée, Sylvain Pellegrin, qui assure la visite la ministérielle, demande à Hervé Berville de pouvoir garder « la compétence de recruteur les professionnels en direct. Ce sont des profils précieux ». Le secrétaire d’État acquiesce…

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Il est aussi interpellé un peu plus loin par le député du Rassemblement national Aurélien Lopez-Liguori qui rappelle « la situation des pêcheurs de Méditerranée qui ne cesse de s’aggraver ». En particulier car il est prévu de réduire de 183 à 145 jours de sortie en mer à l’horizon 2026 : « Cela va supprimer des milliers de métiers », lance le parlementaire qui souligne aussi l’augmentation du prix du gasoil. Le ministre réserve ses réponses aux professionnels du Comité régional des Pêches qui l’attendent et qui… s’impatientent.

C’est avec eux qu’il poursuit sa journée sétoise au contact des professionnels avides de réponse sur l’avenir de la pêche…

« Je me bats sur le terrain »

Qu’allez-vous dire aux pêcheurs, profession en souffrance ?

Un, on va prendre en compte la spécificité de la Méditerranée. Deux, la priorité c’est d’installer les jeunes et on va valoriser et rendre plus attractif les métiers de la mer. Trois, on va continuer à investir dans notre filière pêche car c’est un enjeu de souveraineté alimentaire et qui fait l’identité de notre pays. Et quatre, je vais me battre à l’Union européenne pour renforcer la place de la France dans la politique communautaire de la pêche en particulier sur la pluriannualité des quotas. Comment faire des investissements si sur qu’une visibilité à un an ?

Comprenez-vous leur désarroi ?

Il n’y a pas de fatalité, j’entends les discours déclinistes mais je les combats sur le terrain comme je suis battu pour obtenir la prolongation de l’aide au carburant qui représente une enveloppe de 20 M€. Je me bats aussi avec ce fonds d’amorçage de 6 M€ pour enclencher l’effort de décarbonation des entreprises du secteur. Puis on va réussir dans le cadre de France 2030 des investissements plus conséquences encore. On va y arriver.

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